neumann family

29 mars 2012

Ascendance, branche NEUMANNN

Connaître l’ascendance de mes parents, René Neumann et Simonne Guimonneau me tient à cœur.
Le fruit de mes recherches permettra de mieux faire connaitre nos origines auprès de ma famille,
de mes enfants et petits enfants.

Avant propos
Papa est né le 30 janvier 1900 à Clichy la Garenne, près de Paris et maman le 21 juillet 1904 à Caroles, station balnéaire de la Manche.

Coté paternel, "Neumann", l’ascendance est explorée à ce jour jusqu’aux contemporains de Louis XIV, lorsque le roi cède à l’empereur Léopold 1er le Palatinat et la Lorraine contre Strasbourg et toute l'Alsace. Papa, ses sœurs et son frère sont  alsaciens par leur grand-père, né à Imbsheim près de Saverne.

Coté maternel, "Guimonneau", je suis remonté à l’époque de Jeanne d’Arc que Charles VII laisse se faire brûler vive à Orléans.Un grand merci à la cousine Tuker qui dans les années 40 avait effectué des recherches généalogiques sur cette branche familiale. Elle avait pris soin de consigner par écrit ses nombreuses trouvailles, une mine précieuse pour l'apprenti génélogiste que je suis. C'est dans les départements des Pays de Loire que j'ai trouvé les nombreux ancêtres de maman.

Dans un premier temps, j’ai réuni les éléments restés dans la famille : papiers, livrets de famille, faire-part, photos, etc... J’ai fait appel à la mémoire familiale auprès des sœurs de papa : de ma marraine Denise, de mes sœurs, cousins, cousines… Puis j’ai contacté les mairies, les archives départementales, consulté les registres paroissiaux. Enfin j’ai réussi à continuer à remonter le fil des temps suite aux très nombreux échanges avec des généanautes qui m’ont permis d’avancer plus vite grâce à la mise en commun de leurs connaissances. Tout n’est pas encore épuisé, il me reste les archives notariales et fiscales, les contrats de mariage, etc. … et bien entendu les contacts avec les généanautes et les cousines et cousins rencontrés sur le web, grâce à ce blog.

Onze générations de Neumann

Génération 11

Georg est né vers 1675 à Hohfrankenheim, Bas-Rhin. Des cousins rencontrés à Imbsheim pensent que nos ancêtres seraient originaires de Suisse. Ils seraient venus dans la région suite à une épidémie de peste provoquant une énorme surmortalité. La région avait perdu, entre autres, ses tonneleirs causant un véritable état de crise chez les viticulteurs. Les tonneliers vinrent des pays voisins comme, peut-être, les parents de Georg Neumann. Je n'ai pas trouvé trace de ce patronyme en Suisse dans les années 1600/1700. Neumann est un nom assez  courant en Allemagne, Autriche et France. Il signifie l'homme nouveau, sans doute le nouvel arrivant dans un village ou une ville, voire dans une association, corporation ... Les variantes : Neuman, Naumann, Nauman (Lorraine), Naumans, avec le s flamand de filiation. L'orthographe a également évoluée avec le temps et les évènements. Par exemple les Neuman et Nauman de Hongrie ont dû changer leur nom en Neumann et Naumann, suite à la persécution des juifs depuis le Moyen-Age.

Georg prend pour épouse Odile (?) vers 1700 et de cette union voient le jour :

  • Andreas né vers 1700 épouse Anna Maria Sand le 27 avril 1731 en la paroisse protestante d'Imbsheim. Anna Maria est native d'Imbsheim. De cettte union sont nés trois enfants ; Johannes Georg  le 21 jan 1732 ; Anna maria le 15 fév 1734 et Andreas le 20 jan 1737.
  • Johannes (qui suit)

Génération 10

Johannes, né le 19 déc 1703 à Hohfrankenheim, il s'installe à Imbsheim et épouse Anna Maria Wolff le 15 juin 1731. Naitront de cette union, Anna Barbara le 29 juin 1732 et Johannes (qui suit).

Génération 9

Johannes est né à Imbsheim le 8 sept 1734. Le 8 février 1759 il épouse Anna-Maria Huss. De cette union sont nés Johannes dit le premier (qui suit) ; Anna Maria 1763-1840 ; Georg 1765-1819 ; Hans Jacob 1768-? et Anna Catharina 1770-1848.

Génération 8

Johannes dit le premier est né à Imbsheim le 12 déc 1761. Le 12 juin 1792 il épouse Marguerite Marzolf originaire de Printzheim. De cette union sont nés:

  • Marguerite 1793-1847, qui épouse Georg Wolff. Elle épouse en secondes noces à Bouxwiller, Philippe Wendling. Pas de descendance connue. 
  • Johannes (qui suit),
  • Michel né à Imbsheim le 2 juillet 1804. Tonnelier au village, il épouse Catherine Beck native de Griesbach-le-Bastberg le 2 déc 1834. De cette union neuf enfants voient le jour dont : Michel 1835-1835 ; Catherine 1835-? soeur Diaconesse ; Michel 1836-1924 qui épouse Anne Marie Kaufmann...
  • Salomé 1807-1818
  • Anne 1813-1826

Génération 7

Johannes ou Jean dit le troisième est né  à Imbsheim le 7 sept 1801.Il est cultivateur au village et le 9 février 1830 épouse Madeleine Roth d'où:

  • Jean 1831-1861, militaire, décédé à Bourges suite à un duel
  • Georges 1832-1861 marié à Salomé Jung
  • Madeleine 1835-?
  • Marguerite 1837-?
  • Michel (qui suit) 
  • Jacques 1842-?

Génération 6

Michel, notre arrière-grand-père, est né à Imbsheim le 13 mai 1839. Il "monte" à Paris pour exercer le métier de boulanger et le 30 octobre 1862 épouse Anne-Marie Weber, native de Mittelhausen, commune située près de Brumath à une quarantaine de kilomètres d'Imbsheim. Ils s'installent au 5 de la rue des Trois Frères, à deux pas du (futur) Sacré-Cœur de Paris (1).   De cette union sont nés Michel-Georges 1863-1921 qui épouse Julie Renard ;  Anne-Marie 1865-?, Edmond 1868-1911 ; Henri-Ernest (qui suit), Suzanne 1870-? et Sophie 1873-1924.

Génération 5

Henri-Ernest Neumann, notre grand-père, a vu le jour à Paris le 15 juillet 1868. Le 26 septembre 1878 il épouse, à Clichy-la-Garenne, Léontine Dupont native de cette commune. Lui est comptable, elle sténographe. De cette union sont nés René (qui suit),  Geneviève 1908-2002 ; Robert 1916-1944 ; Denise 1918.

Génération 4

René Neumann, papa, est né à Clichy la Garenne le 30 janvier 1900. Il épouse maman, née Simonne Guimonneau, au Raincy le 24 février 1936. Tous deux travaillent à Paris, papa comme ingénieur, maman, modiste, rue de Clignancourt. De leur union sont nés Monique, l'ainée de la famille, Pierre (qui suit) et Colette, la plus jeune.

Génération 3

Pierre Neumann. Je suis né à Villemomble dans l'ancien département de la Seine, aujourd'hui Seine-Saint-Denis le 26 août 1939. Je me suis marié avec Christiane, née Zdzieszynski, le 17 juin 1967 à Gonesse. De cette union sont nés Philippe le 26 avril 1968 et Thierry le 18 janvier 1972

Génération 2

Philippe et Thierry Neumann.
Philippe se marie à Saint-Maur le 18 avril 1998 avec Hélène Da Costa. De cette union est née Naël à Nîmes le 20 novembre 2003. Thierry se marie avec Jocelyne Adhira le 4 septembre 1999 à Cuisy en Seine-et-Marne. De cette union sont nés Anthony le 30 mars 1996, Maude le 8 février 1999 et Johanne le 26 août 2008.

Génération 1, nos petits enfants
Anthony, est né le 30 mars 1996, Maude le 8 février 1999, Naël le 20 novembre 2003 et la petite dernière à porter le patronyme Neumann, mademoiselle Johanne, née à Toulouse le 26 août 2008, le même jour que son grand-père !

 

 

 

 




 

 

 

 

 

 

1 La construction de la basilique de style romano-byzantin fut commencée en 1876 sur les plans d'Abadie largement inspirés de l'église St Front de Périgueux dont il fut le restaurateur. La construction s'achève en 1910 grâce à des souscriptions publiques et la basilique est consacrée en 1919.

 

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30 septembre 2008

La nouvelle Neumann est arrivée

21_3_sept_14h3013H44, le 26 août 2008 à Toulouse, mademoiselle Johanne, du haut de ses 49.5 cm. à montré le bout de son nez. "Je suis en pleine forme, maman aussi. Papa m'a donné mon premier bain, Anthony et Maude disent que je suis très réussie!"

La balance indique 3 kg 555, pas mal !
Nous nous sommes précipité pour découvrir cette petite merveille et c'est vrai qu'elle est très réussie. Comble de bonheur pour les grands parents, Johanne a choisi le 26 août, (comme son grand père 69 ans plus tôt !) pour arriver dans son nouveau monde.
La famille s'agrandit, il va falloir remettre à jour notre arbre généalogique !   

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08 mars 2008

Lettre d'anoblissement de la famille de JEANNE D'ARC

La Lettre d'anoblissement de La Famille d'Arc.
" Charles, par la grâce de Dieu roi de France, pour perpétuelle mémoire. A cette fin de glorifier les très abondantes et insignes faveurs dont le Très-Haut nous a comblé, et que, nous l'espérons, sa divine miséricorde daignera nous continuer, par le moyen et le concours éclatant de la Pucelle, notre chère et bien aimée Jeanne d'Arc, de Domremy, au bailliage de Chaumont ou dans son ressort, et pour célébrer à la fois les mérites de ladite Pucelle et les louanges divines, nous estimons convenable et opportun de l'élever, elle et toute sa parenté , aux honneurs et dignités de notre majesté royale, de sorte que, illustrée par la grâce divine, elle laisse à sa race un souvenir précieux de notre royale libéralité, et que la gloire de Dieu ainsi que la renommée de tant de bienfaits se perpétue et s'accroisse dans tous les siècles. C'est pourquoi nous faisons savoir à tous, présents et à venir, que, eu égard à ce que dessus, considérant en outre les agréables, nombreux et recommandables services que Jeanne la Pucelle a déjà rendu et rendra à l'avenir, nous l'espérons, à nous et à notre royaume, et pour autres certaines causes à ce nous mouvant, nous avons anobli ladite Pucelle, Jacques d'Arc dudit lieu de Domremy et Isabeau sa femme, ses père et mère, Jacquemin et Jean d'Arc et Pierre Pierrelot ses frères, et toute sa parenté et lignage, et, en faveur et contemplation d'icelle Jeanne, toute leur postérité mâle et femelle, née et à naître, en légitime mariage, et par les présentes, de notre grâce spéciale, certaine science et puissance, les anoblissons et déclarons noble; voulant que ladite Pucelle, lesdits Jacques, Isabeau, Jacquemin, Jean et Pierre, et toute la postérité et lignage de ladite Pucelle ainsi que les enfants d'eux, nés et à naître, soient par tous tenus et réputé nobles, dans leurs actes, en justice et hors justice, et qu'ils jouissent et usent paisiblement des privilèges, franchises, prérogatives et autres droits, dont sont accoutumés de jouir, en notre royaume, les autres nobles, extraits de noble lignée, lesquels et leur dite postérité nous faisons participer à la condition des autres nobles de notre royaume, nés de noble race, nonobstant qu'ils n'aient, comme dit est, une origine noble, et qu'ils soient peut-être d'autre condition que de condition libre. Voulant aussi que les susnommés, ladite parenté et lignage de la Pucelle, et leur postérité mâle et femelle puissent quand et toutes fois qu'il leur plaira, obtenir et recevoir de tout chevalier les insignes de la chevalerie. Leur permettant en outre, à eux et à leur postérité tant masculine que féminine, née et à naître en légitime mariage, d'acquérir des personnes nobles et autres quelconques tous fiefs, arrrière-fiefs et bien nobles, lesquels, acquis ou à acquérir, ils pourront et leur sera permis avoir, tenir et posséder à toujours, sans qu'ils puissent être contraints, maintenant ni au temps à venir, à s'en dessaisir par faute de noblesse. Pour lequel anoblissement ils ne seront en aucune façon tenus ni forcés de payer aucune finance à nous ni à nos successeurs; de laquelle finance, en considération et regard de leurs ancêtres, nous avons de pleine grâce fait don et remise aux susnommé et à ladite parenté et lignage de la Pucelle, et par les présentes leur en faisons don et remise, nonobstant toutes ordonnances, statuts, édits, usages, révocations, coutumes, inhibitions et mandements, faits ou à faire, à ce contraires. Pour quoi, nous donnons en mandement par lesdites présentes à nos amés et féaux les gens de nos comptes, aux trésoriers généraux et commissaires ordonnés ou à ordonner sur le fait de nos finances, et au bailli dudit bailliage de Chaumont, et à nos autres justiciers ou leurs lieutenants présents et à venir, et à chacun d'eux, en tant qu'il lui appartiendra, qu'ils fassent et laissent ladite Jeanne la Pucelle, lesdits Jacques, Isabeau, Jacquemin, Jean et Pierre, toute la parenté et lignage de ladite Pucelle, et leur postérité susdite, née et à naître, comme dit est, en légitime mariage, jouir et user paisiblement de nos présente grâce, anoblissement et octroi, maintenant et au temps avenir, sans leur faire ni souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ni empêchement contre la teneur des présentes. Et pour que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait apposer aux présentes notre sceau en l'absence de notre grand sceau, sauf en autres choses notre droit et le droit d'autrui en toutes. " Donné à Meun sur Yèvre, au mois de décembre, l'an du Seigneur mil quatre cent vingt neuf et de notre règne le huitième. Sur le repli : Par le Roi, l'évêque de Séez, les Sieurs de la Trémoille, de Trêves et autres présents. Signées Mallière, et scellées sur lacs de soie rouge et verte du grand sceau de cire verte. Et plus bas : Expédiée en la chambre des comptes du Roi, le seizième du mois de janvier, l'an du Seigneur mil quatre cent vingt neuf et y enregistrée au livre des chartes du temps, folio CXXI. Signé A. Gréelle.

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Petit neveu de JEANNE D'ARC ?

Dans l'état actuel des connaissances généalogiques sur notre famille, je peux affirmer que du coté maternel, la branche Guimonneau / Uhlenhuth remonte jusqu'à la famille de Jeanne d'Arc, c'est-à-dire au XVe siècle. C'est cette branche qui fait l'objet de ce message qui est précédée d'un petit rappel sur les branches paternelle et maternelle.

Henri_NeumannLes ancêtres Neumann sont implantés en Alsace dans un petit village, Imbsheim, près de Saverne. Au début du XVIIIe siècle le village est frappé par une épidémie de peste provoquant une très forte mortalité. Plus de tonnelier, panique chez les viticulteurs ! Vers 1730 Andréas arrive à Imbsheim pour y exercer ce métier si recherché, tonnelier. Il épouse Anna-Maria Sand et de cette union sont nés quatre enfants, dont Jean. Les générations qui suivent restent à Imbsheim, travaillent en usine, puis la terre jusqu'au début du XIXe siècle. Michel né en 1839 " monte " à Paris pour ses vingt ans et y exerce le métier de boulanger. Il épouse Anne-Marie Weber à la mairie du 18e arrondissement le 30 octobre 1862. Ils  habitent au 5 de la rue des Trois Frères. Leur fils, Henri-Ernest, mon grand père (photo ci-contre) est comptable, il épouse Léontine Dupont en 1898 à Clichy-la-Garenne et ont quatre enfants, René (papa), Geneviève, Robert et Denise.

Les ancêtres Guimonneau sont implantés dès le début du XVIe siècle dansHenri_Guimonneau des villages de l'actuelle Sarthe, Saint Germain du Val, Saint Jean de la Motte ..., où ils travaillent la terre comme journalier, bordager, closier ou cultivateur. Au XVIIIe siècle Louis Guimonneau est sabotier à Saint Jean de la Motte, son fils Louis suit le même chemin et devient maître sabotier, toujours dans le même village. En 1839, Adolphe-Louis, fils de Louis né à Saint Germain du Val (La Flèche) sera conducteur des Ponts et Chaussées. De son premier mariage avec Rosalie Gabrielle Uhlenhuth est né notre grand père, Louis-Henri (photo ci-contre) qui sera architecte au Raincy. Il épouse Caroline Élisabeth Labadie, ma grand-mère, ont deux filles Yvonne, ma tante et Simonne, maman. Juliette Uhlenhuth, notre cousine, remet à maman une petite sacoche en cuir renfermant un trésor : les preuves de notre illustre descendance avec la famille de Jeanne d'Arc ! Au décès de maman j'ai hérité de ce " Uhlenhuth d'Arc Code ", je l'ai déchiffré, complété, en voici une première synthèse.

couronnement_de_Charles_VIILes lettres patentes de Charles VII
En raison des services insignes rendus par Jeanne d'Arc au royaume de France et pour le sacre du roi Charles VII, ce dernier, par lettre patentes données à Mehun-sur-Yèvre en décembre 1429, l'anoblissait ainsi que toute sa famille. Faire partie de l'illustre famille permet de jouir des mêmes avantages, libertés et autres droits que les nobles d'origine, acquérir la chevalerie, être exempté du droit de franc-fief et autres finances ... Deux familles vont tout mettre en œuvre pour affirmer leurs liens de parenté avec la famille de Jeanne d'Arc : les Le Fournier en Normandie et les Hordal en Lorraine.

Certains membres de la famille Le Fournier ont joué un rôle important au XVIe siècle. En 1550 Robert Le Fournier, baron de Tournebu et son neveu, Lucas du Chemin obtiennent d'Henri II des lettres patentes confirmant pour la première fois celles de Charles VII. Ils sont déclarés de la lignée de la Pucelle, donc reconnus nobles.
Vers la fin du XVIe siècle, Charles du Lys, haut magistrat, avocat-général près la Cour des aides de Paris se disant, de bonne foi, arrière-arrière petit-fils de Pierre du Lys, frère de Jeanne, fit des recherches pour établir la généalogie de l'illustre famille.

En 1596, Jean Hordal, professeur à l'université de Pont-à-Mousson, obtient également des lettres patentes reconnaissant sa noblesse. Il adresse plusieurs correspondances à Charles du Lys pour le convaincre de l'authenticité de sa filiation et pour que ce dernier fasse figurer la branche Hordal dans sa généalogie. L'insistance et les pressions de Hordal fera plier Charles du Lys qui intègrera Halouys Hordal dans sa généalogie. Il est certain que la généalogie de Charles du Lys n'est pas d'une parfaite exactitude, lui-même ayant dû la modifier à plusieurs reprises.

Dans sa dernière version, établie en 1612, il nous dit que des trois frères de Jeanne, deux firent souche :
Jean qui laisse trois enfants : Jean, Etienne et Marguerite qui épouse Antoine du Brunet, Pierre qui, de son mariage avec Jeanne de Prouville a quatre enfants : Jean l'aîné, Jean le jeune, échevin d'Arras, bisaïeul de Charles du Lys et deux filles, Halouys qui apporta la noblesse à la famille lorraine des Hordal et Catherine, dont la fille, Marie de Villebresme donna le même avantage à la famille des Le Fournier.


005_arbre_Charles_du_Lys_version1_1610


Cette généalogie a subit de nombreuses modifications et comporte des erreurs. Rappelons que la préoccupation majeure, de ceux qui à cette époque prétendaient descendre de l'un ou l'autre des frères de Jeanne d'Arc, était de bénéficier de l'exemption fiscale attachée à la condition noble. Cette généalogie servira pendant deux siècles, de base à de nombreuses revendications. Voici représenté ci-dessous un second tableau corrigé de certaines erreurs. Une certitude, Pierre du Lys, frère de Jeanne, s'est marié avec Jeanne Baudot et non Jeanne de Prouville comme le prétend Charles du Lys. De cette union est né Jean, sans postérité. Ses sœurs, Catherine (l'ainée), Jeanne et Catherine (la jeune) qui figurent en pointillés ci-dessous, sont peut-être issues d'un second mariage de Pierre ou s'agit t-il, plus probablement d'enfants de Jacquemin ?

05_arbre_Charles_du_Lys_version2_1612

Du nouveau sur la famille de Jeanne d'Arc

La preuve " formelle " qui manque c'est un érudit orléanais qui va la découvrir près de trois siècles plus tard.
Nous sommes en 1878, Boucher de Molandon va reconsidérer la descendance de Pierre du Lys. En effet un document précise qu'en 1501, lorsque décède Jean du Lys, fils de Pierre,ses sœurs (ou leurs descendants) se seraient portés héritiers. Or que se passe t-il ? Le procureur au bailliage d'Orléans déclare la succession en déshérence, faute d'héritiers connus. Marguerite du Brunet, fille de Jean du Lys, l'autre frère de la Pucelle, se dit être la plus proche parente et revendique la succession. Elle lui sera accordée suite à la sentence du prévôt d'Orléans le 3 octobre 1501. Les généalogistes d'Henri II comme Charles du Lys n'auraient pas eu connaissance de ce document?

Il semble que le lien des Le Fournier et Hordal avec Pierre du Lys ne soit pas possible. L'hypothèse la plus probable et retenue par certains généalogistes et évoquée par Boucher de Molandon et que je retiens à ce jour, est que la branche Le Fournier est issue de Jacquemin, frère de Jean, Pierre et Jeanne. Jacquemin a probablement eu deux enfants de son mariage avec Catherine Corviset, Jeanne et Pierre ou Pierrelot. Hypothèse : ce dernier, Pierre, épouse Jeanne de Prouville, trois ou quatre enfants voient le jour dont Catherine qui à son tour épouse François de Villebresme. Hypothèse, à vérifier faute de preuve formelle !

 

De Marie de Villebresme à Louis Henri Guimonneau

Une chose est certaine, notre branche maternelle trouve ses origines autour de Saint-Lô et se rattache à Jacques Le Fournier, grenetier du grenier à sel de Châteaudun et receveur des tailles en cette élection, puis après son mariage de l'élection de Caen. Sa fortune est considérable puisqu'en 1520 il achète la baronnie de Tournebu, devenant ainsi l'un des personnage les plus importants de la province de Normandie. Jeanne, sa fille, dernière du nom, épouse Lucas du Chemin, seigneur du Féron (la famille du Chemin figure en bonne place dans le nobiliaire d'Hozier). De cette union quatre enfants voient le jour dont l'aîné, Lucas II, sgr du Féron qui prend pour épouse Ysabeau Regnault. Ils ont deux enfants dont Jean du Chemin qui, à son tour, épouse Marthe Le Mazurier. Luc III, sgr du Féron, naît en 1610, épouse Françoise de Saint-Martin le 14  juillet 1630. Ils ont trois enfants, Robert, Nicolas-Luc et François. Ce dernier, François du Chemin, " escuier, sieur de la Tour, conseiller du Roy, lieutenant général, civil et criminel au bailliage de Saint-Lô, maire et colonel perpétuel de ladite ville. Armoiries porte de gueules, à un lion d'hermines " est ainsi nommé dans l'Armorial Général de France. De son mariage avec Marie-Anne Pellé il a quatre enfant dont Marie-Anne qui épouse Jacques Planchard. Ces derniers ont une fille, Marie Denise Planchard du Chemin qui épouse, vers 1800, Jean Egide Uhlenhuth, né à Rottenburg en Allemagne. Il est le premier Uhlenhuth à venir s'installer en France, à Strasbourg comme banquier puis maître de requêtes à Paris. Ils ont deux enfants Jules Egide (1800) et Rosalie (1803), nés tous deux à Paris. Jules Egide, Chef de division aux chemins de fer de Bordeaux épouse Rosalie Juliette Berthemet. Cinq enfants sont nés dont Rosalie Gabrielle. Il décède à Paris en 1862. Le 22 février 1868 Rosalie Gabrielle épouse notre arrière-grand-père Adolphe-Louis Guimonneau, né à Saint-Germain-du-Val près de La Flèche. Il exerce la profession de conducteur des Ponts et Chaussées. Le couple divorce après 20 ans de mariage et avoir donné naissance en 1869 à Louis Henri, notre grand-père.

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23 février 2008

Mon site en CONSTRUCTION

Un ancêtre qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle, nous dit un proverbe arabe.

Connaitre l'histoire de sa famille, de ses racines, est une merveilleuse façon de mieux comprendre la vie. Je regrette vivement de ne pas avoir questionné plus souvent mes parents, grands parents, oncles, tantes, cousins, cousines  sur l'histoire de notre famille. Toutes ces histoires, anecdotes, petits secrets de famille, ... valent une fortune. Dieu merci d'autres l'on fait à ma place. D'abord une cousine qui dans les années 30 est partie à la recherche de ses ancêtres ( les nôtres par la même occasion ! ). Il s'agissait de la branche maternelle, elle est ainsi remontée jusqu'à la famille de Jeanne d'Arc, rien que cela, mais à vérifier ! Une de mes nièces, Yvette, à eu l'idée géniale d'interroger maman pour savoir comment elle avait rencontré papa. Encore plus génial, Yvette a enregistré l'interview ! La voix de maman et son histoire racontée par elle-même, quelle chance inouïe !

Où sont nés nos ancêtres, comment ils ont grandi, quel a été leur mode de vie ... Je suis certain que tôt ou tard on se pose ces questions. Alors j'insiste, ne pas hésiter à questionner parents, grands parents, tant qu'il est encore temps. Bien noter tout ce qu'ils disent, car un jour ou l'autre, nous serons ravi de retrouver ces précieuses notes.Nous avons la chance aujourd'hui de pouvoir avancer très vite dans nos recherches grâce à Internet et aux nombreux généanautes passionné de généalogie.

Voila comment j'ai attrapé le virus de la généalogie, virus pour lequel il n'existe aucun remède et de plus il faut faire très attention car il est très contagieux !

 

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